Entretien

Tout d’abord, pouvez-vous nous présentez votre groupe ?

TRABOULE GONES PHOTOTraboule Gones, c’est un groupe de copains, qui, sur un coup de tête, a décidé de se lancer dans l’aventure, cela fait à peine un an maintenant. Le noyau du groupe est composé de trois personnes, une fille et deux garçons (pour l’instant), puis pas mal d’amis sont venus apporter leur talent et leur bonne volonté pour la création du premier CD. Mais vous en saurez plus dans notre prochain album qui est déjà en préparation.

 

Pourquoi avoir décidé de vous lancer dans l’aventure musicale que constitue le RIF ?

Parce que l’ambiance R.I.F nous collait à la peau, que la musique permet de faire passer pas mal d’idées « en douceur », et que la musique rock est surtout destinée aux jeunes. Cela nous permet donc de montrer que la jeunesse de ce pays ne reste pas indifférente à ce qui se passe et que, comme ses aînés, elle saura, elle aussi, se lever le moment voulu pour continuer le combat. Le pari n’était pas gagné d’avance car nous n’avions aucune expérience musicale et surtout aucun contacts dans le milieu R.I.F, ce qui explique la surprise qu’à constituée la sortie du CD. Ce petit problème de communication sera réglé pour les prochains albums car depuis nous savons à quelles portes frapper.

 

Quelles sont vos inspirations intellectuelles et musicales ?

C’est difficile de répondre à cette question. L’inspiration nous vient comme ça, d’un coup, sans prévenir ! Nous sommes très complices dans le groupe et il suffit d’une étincelle pour déclencher la foudre de l’inspiration ! Mais nous nous sommes aussi inspirés de groupes plus ou moins connus.

Nous avons essayés de faire du neuf avec du vieux, tout simplement. Nous voulions aussi acquérir une grande diversité musicale pour montrer qu’il est possible de faire passer des idées sans forcément adopter un style « dur » et puis aussi parce que cela nous amusait.

 

Contrairement à la majorité des groupes de R.I.F, vous n’êtes pas issus de la région parsienne. Vous affirmez ainsi votre identité lyonnaise, notamment à travers le morceau « 8 Décembre », comment vivez vous votre attachement à Lyon ?

C’est ce qui fait notre originalité. Il n’y a pas que Paris en France !

Le « 8 décembre » est une grande fête mariale. La Vierge préserva Lyon de la peste et en reconnaissance, les Lyonnais fêtent le 8 décembre en éclairant des lampions sur leurs fenêtres.

Pour nous, aujourd’hui, une autre peste menace notre ville et notre pays ! Il est vrai que Lyon, du point de vue musical est une ville quasi-morte, et nous voulions réveiller tout ça. Ce que nous espérons maintenant, c’est que d’autres groupes se forment sur Lyon afin de ne plus être « le » groupe de RIF lyonnais. Comme on dit : « plus on est de fous ».

 

À travers la chanson « Debout« , vous chantez un hymne à la rébellion, à l’action et à la réaction, pensez-vous qu’il faille mettre ses idées au bout de ses actes pour accélérer le changement tant attendu ?

Quand on voit l’apathie et la faiblesse de nombreux Français devant les évènements actuels, on est en droit de se poser la question de savoir s’ils réagiront un jour. C’est pour cette raison que nous pensons que si rien ne vient les réveiller et rallumer la flamme, notre pays disparaîtra. Quant à savoir si la rébellion est la bonne solution nous estimons que s’il le faut, pourquoi s’en priver.

 

Avec le morceau « Morts pour la France« , vous appelez au devoir de mémoire et de respect en faveur des soldats morts pour notre Patrie dans différents conflits, ce thème n’est-il pas étonnement d’actualité ?

Il est évident que l’actualité nous aide à trouver des thèmes pour nos chansons. Mais, ce n’est pas parce qu’en ce moment on nous « charcute », qu’il faut spécialement rendre hommage aux soldats disparus. C’est un devoir perpétuel ! Il est aussi évident que la culpabilisation du peuple Français et de son armée sert le but de nos ennemis qui est de nous transformer en masse de complexés n’osant plus lever le petit doigt et réagir à leur projet scandaleux de destruction des nations.

 

Avez-vous déjà donnés des concerts ou quand comptez vous en organiser ?

Pour l’instant, nous n’avons pas eu l’occasion de donner de concerts. L’avenir nous réserve un deuxième album pour 2002, donc pas mal de travail. Notre vie familiale et professionnelle est assez chargée, de plus un « heureux événement » est prévu en août, pour notre chanteuse, donc pour les concerts, on verra plus tard. Mais il est bien évident que nous en organiserons, car nous serons heureux d’enfin prendre contact avec le public, et de faire passer plus directement notre message.

 

Quels sont vos projets pour l’avenir ?

Un deuxième album le plus vite possible et puis sûrement un troisième ! Et puis comme nous l’avons dit plus haut nous aimerions aussi dynamiser la scène R.I.F sur Lyon en essayant d’aider et lancer d’autres groupes afin de montrer que Lyon n’est pas une ville déserte.

 

Le mot de la fin ?

Merci pour votre enthousiasme, votre patience, et à bientôt près de chez vous.